SCAPULAIRE.COM

Retour aux vestitaires Monsieur Marius

LES 65 ANS DE MARIUS


MARC PLANUS

24 novembre 2014

Marius, je l’ai connu presque toute ma vie, puisque je suis né en 1982 et que je suis arrivé au club en 1989, il y était déjà. J’avais une image de lui façonnée par les génériques des émissions de foot de l’époque, avec son but de Séville, sa joie.

Je l’ai eu comme entraîneur en U15 Nationaux, c’était génial. Il avait eu mon frère aîné trois ans plus tôt. Quand on lui serrait la main, on savait que l’on serrait la main d’une légende.
Il était dur à l’entraînement, mais jamais dans le sens d’une comparaison avec lui. Il n’était pas aigri par rapport à son passé. En formation, les entraîneurs sont là pour vous faire progresser, faire du spécifique. Lui, ses séances étaient simples, toros, jeux mais j’ai passé une saison avec le sourire, on se défonçait pour lui.
Je me souviens d’un exercice avec deux plots, un joueur au milieu. Il lançait la balle dans ce petit périmètre, il fallait tacler le plot. Il nous avait montré l’exercice, et comment dire, on avait eu mal pour le plot !

Avec les défenseurs, il était plus exigeant mais je sais qu’il m’a donné de bons petits conseils. Il était très mauvais joueur, il pouvait crier même si Marius, c’est le gars toujours souriant. Je me souviens quand même d’un déplacement, où on jouait à la belote, j’étais avec lui et j’avais dû faire un truc pas bien. Là, je l’ai vu très fâché ! Il ne supportait pas de perdre. Et puis Marius était celui qui me ramenait chez moi ! J’habitais sur sa route et parfois, il me prenait aussi avant l’entraînement, ma maman me posait au bout du chemin et il arrivait, dans son coupé Mégane bleu.

Quand mes parents travaillaient, je lui demandais et il n’a jamais dit non !
Marius Trésor ! J’étais à côté de lui, c’était zouk à fond, son chewing-gum. Il était toujours de bonne humeur. Ça, je n’ai jamais oublié ces moments!