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LES 65 ANS DE MARIUS


DOMINIQUE BARATELLI

4 décembre 2014

Marius est un grand monsieur, un leader et je n’ai pas oublié la manière avec laquelle il s’est imposé à Ajaccio. Il est arrivé en 1969, deux ans après moi. C’était un petit club, famille. Il était arrivé de Guadeloupe pour jouer ailier et je me souviens de quelqu’un de, pas chétif mais très fin, en tout cas qui n’en imposait pas.
Son premier match, c’était à Valenciennes sur un terrain gelé. Les appuis, le froid et l’équilibre, ce n’était pas ça ! Et puis l’entraîneur a décidé que ce gars-là, il allait le mettre derrière. On peut dire qu’il a eu le nez creux. Là, j’ai assisté à sa métamorphose, tant physique que sur le plan du jeu. C’est ce dont je me souviens le plus.
J’ai assisté à l’éclosion d’un grand joueur, du Marius Trésor qu’on connaît. Derrière lui, moi j’étais tranquille. Il s’est très vite imposé, de façon spectaculaire et irrésistible.

Il a formé avec Jean-Pierre Adams la garde noire, c’était totale sécurité. Pourtant, Ajaccio n’avait pas un jeu très convaincant, on n’avait pas trop de résultat mais, eux, ils étaient vraiment impressionnants. Malgré tout, on a fait notre meilleure saison. Humainement, il avait bien sur ce grand rire, cette bonne humeur. On était tous débutants, célibataires, je me souviens qu’on mangeait tous ensemble Cours Napoléon. On était insouciants et si on travaillait dur, la vie était facile.
Lui a toujours été un cran au-dessus.