#50 Bordeaux-Santos (04/03/1973)

«Le roi est là, vive le roi !» par @ZCrocis pour France-Football
Bordeaux-Santos : 2-2, Pelé superstar

En ce dimanche baigné de soleil, le stade Municipal affiche complet.
Pas moins de 25 000 spectateurs se sont massés dans les tribunes, sur les escaliers, sur la piste cycliste et même au bord de la pelouse pour approcher le grand Pelé.

Santos-1Âgé de trente-trois ans, le triple champion du monde en tournée européenne avec son club de Santos fait une halte à Bordeaux pour un match de gala. Et le public en profite pour s’offrir une belle éclaircie dans la grisaille qui entoure les résultats des Girondins en ce début des années 70.

«On n’avait jamais vu cela, confiait à nos confrères de Sud-Ouest, Philippe Goubet, milieu offensif des Marine et Blanc de 1967 à 1979. Les gens étaient passés par-dessus les barrières pour s’asseoir près du terrain. C’était une ambiance incroyable. Pelé représentait ce qu’il y avait de plus fort, de plus génial, de plus grand dans ce sport.»

Et le «Roi», dont tous les déplacements sont organisés et suivis comme ceux d’un chef d’État ou d’une rock star, n’est pas venu seul, trois autres vainqueurs de la Coupe du monde 1970, Carlos Alberto, Clodoaldo et Edu l’accompagnent.

Des déplacements dignes d’un chef d’État ou d’une rock star

Le Roi Pelé a régalé Chaban.
Mais ces artistes associés ne donnent pas le récital auquel l’on pouvait s’attendre. Sur la pelouse, ce sont au contraire les Girondins qui se montrent «les plus rapides, les plus combatifs, les plus déterminés», selon l’envoyé spécial de L’Équipe et de France Football, Jean-Paul Oudot.

Santos-2Le journaliste de poursuivre qu’il avait fallu «toute la vista du gardien Claudio en première mi-temps pour que Santos s’en sorte avec un avantage d’un but à la pause».
Car, sur un éclair de génie, Pelé avait tout de même offert un caviar à son comparse de l’attaque, Alcindo, pour l’ouverture du score dès la 5e minute. Et sur une autre inspiration, c’est le «Roi» en personne qui double la marque dès l’entame de la seconde période (46e) en reprenant de volée du gauche le ballon remis par Leo.

Fin de la samba brésilienne. Rideau !
Les Bordelais reprennent possession de la scène et, en quatre minutes, reviennent à égalité grâce à un penalty de Didier Couécou (61e) et une reprise de la tête de Philippe Goubet (65e).

Pour la plus grande joie d’un public qui se désespère de voir ses favoris fréquenter à nouveau le haut du classement. Pelé et ses coéquipiers du Santos, pendant ce temps-là, reprennent la route pour ce que l’on pensait à l’époque être la tournée d’adieu du «Roi» avant qu’il ne porte la bonne parole aux États-Unis pour populariser le soccer sous le maillot du Cosmos.

Laurent CrocisSantos-3

Le 4 mars 1973, à Bordeaux (stade Municipal), Bordeaux-Santos : 2-2 (0-1). Spectateurs : 25 000. Arbitre : M. Besory.

But pour Bordeaux:

Couécou (61e s.p.), Goubet (65e)  ;
.

But pour Santos:
Alcindo (5e), Pelé (46e)

 

Bordeaux : Rigoni (Bergeroo) – Papin, Mitoraj, Dubouil, Mérelle – Tokoto, Dos Santos – J. Gallice, Couécou, Lattuada, Wojciak (Goubet).
Entr. : Phelipon.

Santos : Claudio – Hermès, Marinho (Vicente), Carlos Alberto, Zé Carlos – Léo, Clodoaldo (Pitico) – Jair, Alcindo, Pelé, Edu.
Entr. : Pepe.

 
À noter :

  • Didier Couecou, présent sur la pelouse,  était bien joueur du FC Nantes cette saison là…
  • Selon la légende, un célebre journaliste des Girondins était ramasseur de balles lors de cette rencontre …

Santos-4

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